jeudi 28 juin 2012

Summer Challenge: Partie 1 - Jour 28

Alors oui, je sais, j'avais dit que je posterai une vidéo... Mais le sujet du jour n'était pas évident à traiter pour moi et je ne voulais pas vous montrer cette facette là directement.. (Oui, oui, je sais faire preuve de pudeur parfois.. Et m'exposer avec le regard brillant et la voix tremblante, ce n'est vraiment pas mon truc)

Pour ce 28ème jour, je dois vous parler de la mort, plus précisément, de mon ressenti face à elle. Vous dire si je la crains, ou pas. 

Comme d'habitude, je vais être le plus honnête possible, sans pour autant vous dévoiler l'intégralité de ma vie, en restant le plus vague possible. J'espère que vous comprendrez que, vu le sujet, je n'ai pas envie d'en parler à n'importe qui. Surtout qu'à la base, je tiens ce blog et ma chaîne pour échanger... Et malheureusement il ne se passe pratiquement rien (enfin, ici... J'ai pas trop ce soucis sur ma chaîne, heureusement d'ailleurs... Bref.
Pour moi, c'est inconcevable de raconter sa vie sans avoir un retour. J'ai une sainte horreur de cet espèce de voyeurisme malsain dont font preuve certaines personnes. En revanche, je suis prête à en parler en privé.

J'ai un rapport assez "étrange" avec la mort. 
Tout fonctionne par cycle, et je crois au destin (on en reparlera d'ailleurs dans quelques temps). Je n'arrive pas à être touchée par la mort d'un enfant, sous prétexte que ce n'était "qu'un enfant". On a tous notre heure, et je ne vois pas pourquoi la vie de quelqu'un vaudrait plus que celle d'un autre, sous prétexte que l'âge est différent. Une fois qu'on est mort, on s'en fout royal'! 
J'ai également du mal à tolérer l'égoïsme de certains, qui préfèrent voir agoniser quelqu'un plutôt que de l'aider à abréger ses souffrances. Je pense d'ailleurs, que ces personnes là ne savent pas ce que c'est de se sentir anéanti, faible, et de ressentir des choses négatives, souffrir, voir la pitié et/ou la tristesse des gens autours... Même si c'est très difficile de perdre quelqu'un, je pense qu'il faut avant tout se préoccuper du bonheur de la personne et la respecter jusqu'au bout. Bon, je ne vais pas non plus rédiger une dissertation sur ça, ce n'est pas le but, et je m'éloigne de la question de base. 

Pour en revenir au sujet; je ne crains pas la mort, ou du moins, pas la mienne. 
Pendant une longue période (qui me semblait interminable), j'ai tout fait pour m'auto-détruire. Je suis tombée en dépression vers l'âge de 13 ans, et à partir de ce moment là, je me suis enfoncée, me suis attiré de gros problèmes, et vécu des expériences qui ont totalement changé ma façon de penser, d'agir... De vivre, en somme. 
J'ai cherché un moyen de mettre un terme à toutes ces souffrances, mais heureusement, j'étais (et suis) bien entourée. 
Aujourd'hui encore, je n'arrive pas à craindre ma propre mort. Je sais qu'elle arrivera, et que je ne vivrai pas centenaire, bien loin de là. 
Peut être qu'au fond, je ne la crains pas parce que je sais que je ne souffrirai plus après ça, et que donc du coup, mon inconscient l'attend. Honnêtement, je n'en sais rien, je suis assez perdue face à tout ça. 

En revanche, je crains beaucoup la mort de mon entourage proche, mais je ne m'accrocherai jamais à la vie d'une personne souffrante. 
Il y a trois ans, j'ai pris la décision de faire euthanasier ma lapine, que j'aimais vraiment énormément. Et c'est justement mon amour pour elle et le respect que j'avais envers elle qui m'a poussée à agir ainsi. Je savais qu'elle souffrait, et je ne voulais pas batailler pendant des mois en ignorant totalement si elle avait une chance de s'en sortir. Les chances étaient d'ailleurs vraiment très faible selon le vétérinaire. Je ne regrette absolument pas ce geste, même si j'en souffre encore et que je verse quelques larmes en vous écrivant cela. 

J'ai perdu quelqu'un de façon assez tragique, et ça me hante toujours, malgré les années. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, car c'est encore trop difficile pour moi d'en parler comme cela. J'arrive un peu à me confier à certaines personnes en qui j'ai confiance (je pense que certaines se reconnaîtront, et sachez que je vous remercie pour votre soutient, vos mots réconfortants et rassurants. J'espère vous le rendre aussi bien un jour...) 

Bref, je vais m'arrêter là, c'est un peu glauque comme thème... Je vous retrouve demain avec une question beaucoup plus joyeuse...! 

8 commentaires:

  1. Coucou ma belle ! Sujet assez spécial aujourd'hui... Mais je suis du même avis que toi, notamment sur l'égoïsme des gens... Tu sais que tu peux compter sur moi et je t'assure que je lis TOUS tes articles avec attention , même si je ne commente pas toujours. J'apprécie ta manière de penser et d'exprimer tes avis qui ne sont pas " comme tous le monde". C'est d'ailleurs pour ça qu'à mes yeux tu es une personne qui sort du lot , avec une VRAIE personnalité.

    Gros bisous <3

    Imane :)

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    1. Coucou ♥ Oh t'es trop mignonne :D Mais tu vois, on a beaucoup parlé par MP et je sais qu'on peut le faire n'importe quand, qu'on peut parler de tout et de rien, qu'on a vécu des choses très similaires etc. Mais certaines passent juste pour lire, sans rien échanger avec moi, et ça me gêne un peu vu que je fais tout ça pour échanger. Avec toi justement y'a un échange. Pas forcément ici, mais ça c'est pas l'important. Ton commmentaire me touche vraiment beaucoup ♥ Merci infiniment, ça fait du bien de lire ça :D

      Gros bisous ♥

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  2. Bonjour Arantxa,

    Je suis plutôt d'accord avec toi sur ce thème et le vécu de chacun lui fait voir les choses différemment ou pas.

    Pour la partie sur les enfants mon avis diverge légèrement, il est plus difficile d'accepter la mort d'un enfant face à la mort d'une personne âgé car l'enfant lui, n'a pas eu le temps de vivre tout ce qu'il avait à vivre, apprendre, les premiers amours, les premières découvertes...
    Mais je respecte ton avis ma jolie.

    Très belle article, comme toujours, avec sa part de révélations et sa part de mystère, fidèle à toi même.

    Bonne journée.

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    1. Coucou ^^

      Sauf qu'un enfant ne sait pas ce qui l'attend, il ne se rend pas compte qu'il n'a pas vécu certaines choses et surtout, ne se préoccupe pas de savoir s'il va mourir, à part s'il entend quelqu'un en parler ou s'il est malade et qu'il est conscient que tout peut s'arrêter. Et certaines personnes âgées n'ont pas forcément pû vivre grand chose. Je pense à mes grands parents adoptifs par exemple, ils ont passé pas mal de temps dans les camps et même s'ils ont réussi à s'échapper, ça les a vraiment marqué, gâché une partie de leur vie et empêché de vivre certaines choses. Je respecte aussi le tiens, bien évidemment.

      Merci beaucoup ^^

      Bonne journée à toi aussi...

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  3. c'est toujours un peu difficile de répondre à cette question, mais je suis d'accord avec toi sur une chose : il vaudrait mieux laisser certaines personnes partir en paix, et non pas les laisser dans une interminable souffrance.
    Bisous ma belle

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    1. Oui c'est sûr, c'est pas simple du tout.
      Ca me fait penser à une petite fille qui vivait dans le bled où on avait une maison de campagne... Elle était handicapée (moteur et mental), elle ne pouvait rien faire seule, ni manger, ni se laver, rien. Elle ne pouvait pas marcher, ni parler et s'exprimait en poussant des gémissements que personne ne pouvait comprendre. Il me semble qu'elle devenait aveugle petit à petit aussi. J'ai toujours ressenti du mépris pour ses parents, qui, pour moi, sont de gros égoïstes qui ont préféré la laisser mourir à petit feu dans cet état là, plutôt que de faire quelque chose pour l'aider à partir sereinement et rapidement. Je me suis toujours demandé s'ils s'étaient déjà mis à sa place. Elle est décédée à l'âge de 16 ans je crois. Je crois que je n'arriverai jamais à comprendre leur acharnement.

      Gros bisous ♥

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